Nous louons une voiture pour la journée.
Nous ne savons pas encore où nous irons...
En route vers Perth, nous voyons l’indication pour Fremantle. Marie Milliflore avait entendu dire que Fremantle était joli et Nicolas avait regardé cette ville avec envie toute son adolescence (à
cause de son nom de famille : Frémeaux) sur la grande carte d’Australie qu’il avait accroché à son mur. Et si nous allions tout de suite à Fremantle ? Et d’un seul chœur nous répondons OUI !
Excellente idée !

Nous aimons tout de suite cette ville qui a l’aspect d’un village. Une belle place de marché nous accueille, avec une scène qui nous interpelle. Nous rencontrons Avi, qui apprécie notre carte de
visite où l’on peut nous voir en costume. Il nous demande si nous sommes libres pour jouer dans une de ces soirées qu’il organise un vendredi par mois au Fly by Night, une salle de
concert prestigieuse à Fremantle. Le 18 janvier ? Oui, nous serons libres Avi ! Nous nous mettons d’accord sur le prix de la prestation, et notons notre premier événement dans l’agenda ! Cela ne
fait pas deux heures que nous avons atterri en Australie…
Photograph by Greg O'Beirne
Roland et Marie Milliflore vont visiter les rues alentours pendant que Nicolas profite d’une séance de chi qong donné ici par un professeur chinois, au beau milieu du marché. On ne verrait pas ça
en France !
Dès l’aéroport, une belle surprise nous attend avec la rencontre d’Aurore, qui
travaille à l’aéroport de Paris. C’est elle qui est chargée d’enregistrer nos bagages. En parlant avec elle, nous découvrons alors qu’elle aussi est une passionnée de l’époque médiévale ! Elle
a vécu plusieurs mois en tenue de princesse dans un château du sud de la France.
Pour l’instant nous ne sommes que trois. Messire François nous rejoindra plus tard directement à Perth, ses obligations pour l’organisation de la foire médiévale de Souvigny le retiennent encore un peu en France.
Ah quel beau voyage ce fut !
Riche de rencontres, d’émotions et d’enseignements...
Mais attention, ici, pas d’histoires de crocodiles, de requins mangeurs d'hommes ou de serpents ultra venimeux… simplement le merveilleux du quotidien lorsqu’on se laisse porter par la
Vouivre, ou plutôt, lorsqu’on se laisse guider par le grand Serpent Arc-en-ciel
Nous allons essayer de vous le conter comme nous l’avons vécu,
au présent !
Nous partons de France le 1er janvier 2008, avec l’envie d’aller découvrir l’Australie… en chantant ! Roland et Marie Milliflore connaissent déjà bien la côte Est et
ses merveilles. Nicolas, lui, connait la région de Melbourne, au Sud-est, et le plein centre, Uluru. Cette fois-ci, nous partons à quatre, Marie Milliflore, Roland, Nicolas et François qui lui,
vient pour la première fois.
Nous arrivons à Singapour.
En route pour le quartier indien où nous trouverons une petite chambre !
Il fait extrêmement chaud et humide. La ville est pleine de senteurs, de couleurs, de Palmiers et de Frangipaniers. Nous réservons la visite du quartier chinois pour le retour, ce sera le
1er de l’an chinois !
Faites vos voeux !
Le lendemain nous allons nous présenter à l’Alliance française et tombons nez à nez avec le directeur dans l’ascenseur, Pierre-Emmanuel Jacob. C’est la rentrée, il est débordé, mais il prend le
temps de nous informer de la vie à Singapour, de leurs goûts artistiques, des ballades à ne pas manquer.
Et nous ne manquons pas la visite du jardin botanique ! Le jardin des Orchidées est absolument prodigieux, ainsi que le jardin du début des temps avec les Gingkos, les Lycopodes ou les
stromatolithes, premiers témoignages de la vie sur terre. La visite est d’autant plus passionnante que nous avons parmi nous Sire Nicolas, passionné de botanique et de préhistoire !
En sortant à l’arrière du jardin, nous passons devant l’Ambassade de France et découvrons
avec stupeur que nous sommes dans l’Avenue de Cluny ! Non, il n’y a pas de site clunisien à Singapour.
Cependant, nous nous interrogeons entre la relation de ce nom d’avenue et « notre » Cluny en Bourgogne…

Plus tard, nous allons faire une grande promenade dans la jungle singapourienne.
Comme le faisait remarquer le directeur de l’Alliance française, Singapour est une des rares villes du monde à avoir en son sein d’immenses forêts !
Nous commençons notre promenade avec la rencontre d’un varan au bord du lac, puis plus loin, d’une famille de petits singes espiègles. L'un d'eux a chippé une bouteille de soda à un touriste.
Ces petits singes savent ouvrir les bouteilles eux-mêmes !
Nous marchons d’un bon pas… pendant 4 ou 5 heures ! Après une courte pause, nous reprenons la route de l’aéroport.
Perth, on arrive !
Le 7 janvier, nous allons chercher François à l’aéroport. Nous sommes très heureux de l’accueillir !
Nous décidons de partir quelques jours plus au Sud.
Ici, les Australiens roulent vite et klaxonnent rapidement (m’enfin, il vaut mieux être prudent tout de même !?) Serait-ce à cause du vent qu’ils sont si impatients et irritables se demande Nicolas ? Car en effet, nous sommes dans une des régions les plus venteuses au monde !
C'est ici que l'on peut mettre un
pied dans chaque océan: l'Océan Indien et lOcéan du Sud !
Nous nous arrêtons à Dunsborough, Cap Naturalist, Port Augusta où l’on peut prendre un dernier drink avant l’Antarctique !
A Bunbury nous faisons la visite des mangroves (intéressante, mais beaucoup moins impressionnante que dans le Queensland, au nord-est du continent),
puis la plage de Yallingup, qui est connu pour ses magnifiques couchers de soleil. Les plus beaux du monde selon le Lonely Planet ! Ce soir là, nous ne voyons pas de ciel flamboyant à couper le souffle. Cependant, c’est ici
que Marie Milliflore aperçoit le rayon vert. Il s’agit d’un trait lumineux vert assez fin qui parcourt l’horizon au moment précit où le soleil disparaît. Cela ne dure que quelques secondes, et il
est assez rare de le voir.
« Avez-vous quelquefois observé le soleil qui se couche sur un horizon de mer ? Oui ! sans doute. L'avez-vous suivi jusqu'au moment où, la partie supérieure de
son disque effleurant la ligne d'eau, il va disparaître ? C'est très probable. Mais avez-vous remarqué le phénomène qui se produit à l'instant précis où l'astre radieux lance son dernier rayon,
si le ciel, dégagé de brumes, est alors d'une pureté parfaite ? Non ! peut-être. Eh bien, la première fois que vous trouverez l'occasion, — elle se présente très rarement, — de faire cette
observation, ce ne sera pas comme on pourrait le croire, un rayon rouge qui viendra frapper la rétine de votre œil, ce sera un rayon « vert », mais d'un vert merveilleux, d'un vert qu'aucun
peintre ne peut obtenir sur sa palette, d'un vert dont la nature, ni dans la teinte si variée des végétaux, ni dans la couleur des mers les plus limpides, n'a jamais reproduit la nuance ! S'il y
a du vert dans le Paradis, ce ne peut être que ce vert-là, qui est, sans doute, le vrai vert de l'Espérance ! »
(Jules Verne, Le Rayon Vert)
Un
Kookabura...
Un petit tour à Mandurah au Sud de Fremantle, pour respirer l’air de l’Océan Indien à pleins poumons, et pour y apercevoir quelques dauphins.